Compte-rendu de l'audience avec la Région le 20 mars 2019

Une délégation du SNES-FSU, composée de PSY-EN et DCIO, a été reçue mercredi 20 mars 2019 par M. André Martin, président de la commission Emploi, apprentissage, formation professionnelle et insertion pour la Région Pays de la Loire.

Cette audience fait suite à une demande datant de plus de 9 mois, semble-t-il égarée, mais retrouvée de manière opportune par la Région donnant actuellement audience aux organisations concernées par les nouvelles compétences de la Région et commençant des auditions des « têtes de réseau ».

La Région est en attente des décrets, il y a encore des textes à passer en CTM fin Mars. Pour autant, il y a des rencontres avec le Rectorat : y sont évoqués, entre autres, la carte des CIO qui est de la compétence de ce dernier, ainsi que le texte cadre « élaboré » entre le MEN et Régions de France, qui précisera ce qui sera fait par les Régions : cette convention n’est pas encore terminée et devra être déclinée et signée en Région, avec pour objectifs :

1/ mise en place d’un plan d’action visant à améliorer les connaissances du monde économique et des professions ;

2 / coordination et animation du réseau des acteurs de l’orientation ;

3/ co-construction avec le MEN et le rectorat des actions pour animer ensemble.

A l’heure actuelle, deux personnes par département pilotent le Plan d’action lié à la formation : une troisième personne va être nommée avec la casquette « orientation ». De plus, en Pays De la Loire, le SPRO est fondu dans les différentes organisations : CECEFOP/CLEFOP/GLOT.

Sur la mise à disposition des personnels (Dronisep ou autres) et des profils identifiés, la Région dit être loin de ce stade. Pour l’année 2019/2020, le Grenelle de l’orientation devrait proposer des plan d’actions pour l’année scolaire à venir mais la question des personnes ne sera pas réglée (un autre Grenelle sera organisé pour ajuster à la rentrée 2020).

Le SNES-FSU a insisté sur les garde-fous à mettre en place pour l’intervention auprès du public scolaire, a rappelé, sur la construction du projet chez les jeunes, que l’information ne suffit pas.

Mr Martin se réfère aux deux interlocuteurs par Département cités plus haut. Il lui est à nouveau rappelé que le public scolaire est très différent des autres publics, qu’il ne peut y avoir les mêmes actions.

Pour Mr Martin, c’est un choix politique de décloisonner les champs, que les acteurs se parlent, travaillent ensemble (on dirait le SPRO …). Il y a une réalité des emplois/offres de formation à faire évoluer. Les entreprises se plaignent dans les différentes instances du manque de main d’œuvre dans des domaines et métiers en tension sur les territoires. Mais il ne suffit pas de dire où sont les besoins pour que les jeunes y aillent ! L’exemple de l’IUMM est parlant : malgré les actions et la communication, le chemin vers les métiers de l’industrie ne va pas de soi. Les représentations des métiers ou secteurs ont la vie dure, y compris chez les parents. Il faudra identifier les outils qui fonctionnent : l’exemple des Salons est pris par Mr Martin : sont-ils vraiment intéressants (« foires commerciales » avant tout selon lui et plaintes du syndicat des chefs d’établissement qui n’en sont pas du tout satisfaits).

Rappel de la spécificité des publics scolaires

L’information est différente de l’orientation, elle est accessible mais doit être reprise, accompagnée, élargie … L’accès au Conseil en orientation est important, au bon endroit, au bon moment. Les réformes, notamment du bac, les besoins des plus fragiles… : cette fermeture possible des CIO dans les territoires déjà peu « équipés » ne pourra être compensée par des Points d’accueil (lieux sans équipe et sans équipement).

Tout le travail auprès de ces jeunes est de répondre à un besoin exprimé et c’est différent de tenter de créer le besoin (le focus sur les métiers qui recrutent peut « séduire » certains qui abandonneront vite, n’y trouvant pas leur compte).

Apprentissage

Les élèves sont plutôt demandeurs mais peinent à trouver un patron (problème d’âge, de mobilité, de savoir-être …).

Conclusion : travail de réflexion à poursuivre … Où, quand et comment ? Nous serons « invités » (GT, Grenelle ?).