Avancement accéléré aux 7ème et 9ème échelons - CAPA du 12 mars 2019

Le raccourcissement de la durée de carrière des deux premiers grades, obtenu dans les grilles résultant du PPCR en vigueur depuis le 1er septembre 2017, se traduit d’abord, dans la classe normale, par un passage des échelons mécanique et plus rapide en moyenne que précédemment. Cela nous rapproche d'une déconnexion entre niveau de rémunération et évaluation que nous continuons à revendiquer pour toute la carrière, même si les modifications statutaires ont maintenu les deux moments qui ont occupé à nouveau la CAPA du 12 mars 2019 : la possibilité d’un avancement accéléré d’un an entre le 6ème et le 7ème échelons, puis entre le 8ème et le 9ème, pour 30 % de ceux et celles atteignant respectivement, dans l’année scolaire, les 2 ans et 2 ans et demi requis.

Nous avions obtenu l'année dernière qu’au niveau local on tienne compte de nos propositions d’ajustement, en fonction de la réalité de la notation par échelon dans l’académie, du seul recours à la grille cible nationale dite Laforêt, pour assurer une meilleure harmonisation des notations pédagogiques utilisées là pour la dernière fois, afin que l’absence de dispositions transitoires dans les modifications statutaires applicables n’aggrave pas les discriminations liées aux dernières dates d’inspection parfois très lointaines de certain.e.s de nos collègues.

Nous indiquions déjà cependant qu'il nous faudrait rester vigilants pour que les travers observés, ici ou là, dans la passation des premiers rendez-vous de carrière, n’aboutissent pas, tant en la matière qu’en celle de l’accès à la hors classe, à la substitution, tout aussi discriminatoire, d’un nouveau système méritocratique à l’ancienne hiérarchisation artificielle des collègues par la notation. Si les modalités d’établissement de l’appréciation professionnelle, incluant celles de sa contestation possible par les intéressé.e.s (pour ceux et celles ayant pu en "bénéficier" évidemment), semblent mieux objectivées, elles restent susceptibles de fonder une prime néo-managériale au seul investissement, et sur-investissement, dans des tâches périphériques.

Le traitement méritocratique appliqué cette année, combiné à une logique bureaucratique, prouve a contrario le bien-fondé de notre revendication de déconnexion totale entre l'évaluation et la carrière. On le retrouvera détaillé dans notre déclaration préalable.

Résultats de la procédure :

Pour le passage du 6ème au 7ème échelon, sur un total de 276 promouvables, dont 185 femmes (67%) et 91 hommes (33%), l'application du pourcentage statutaire de 30% au "classement" opéré par l'administration aura donné 82 promus (avec un sur reste conservé de l'année dernière), dont 57 femmes (69,5%) et 25 hommes (30,5%).

Pour le passage du 8ème au 9ème échelon, sur un total de 389 promouvables, dont 254 femmes (65,3%) et 135 hommes (34,7%), l'application du même pourcentage a produit 116 promus, dont 79 femmes (68,1%) et 37 hommes (31,9%).

Il n'y a pas eu lieu, dans ces conditions, de faire application à cette opération, pour les certifié.e.s, d'un correctif visant à préserver les principes et orientations posés par le protocole d'accord du 8 mars 2013 relatif à l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans la fonction publique.

Les élu.e.s certifié.e.s du SNES-FSU